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#3. Écrire sans talent.

Temps de lecture estimé : 4 min.

Tu n’as pas de talent ?

Et alors ? 

Marc Levy non plus. Cela ne l’empêche pas d’écrire. Ni même d’avoir des fans.

Bon, je suis un peu vache avec lui. Mais, tu as l’idée.

Tu n’as pas besoin de talent pour écrire.

Ce n’est parce que tu es talentueux que tu écris.
C’est parce que tu écris que tu es talentueux.

Invoquer le talent est le meilleur moyen de s’anesthésier non seulement l’esprit mais aussi la volonté. La volonté d’écrire.

En réalité, tu ne manques pas de talent. Tu manques de courage.

#1. Tu ne manques pas de talent. Tu manques de courage.

Écrire prévoit deux moments. L’écriture en elle-même et sa publication. Autrement dit, le fait de révéler ses mots aux gens.

Là, tu peux avoir une certaine appréhension.

Quand tu écris pour toi, au fond, le talent importe peu. Seul compte le fait de te vider la tête. C’est comme un journal intime. Personne ne craint d’écrire dans un journal intime. Par contre, tout le monde craint qu’il soit découvert et lu par d’autres.

Après, dès qu’on est lu, y a un niveau supérieur : tu crains les jugements de l’autre.

Normal, il y a une mise à nu dans l’écriture. Tu livres ce qui t’habite à la lecture d’un autre. Sans savoir s’il va froncer les sourcils, lever les yeux aux ciels ou pire … n’avoir rien à dire.

Par ailleurs, dans l’écriture y a un sentiment définitif. De gravé. Une fois lu, tu ne peux pas revenir sur ce que tu as écris avec une explication de dernière minute.

Ce qui est écrit, est écrit.

Alors, je comprends le doigt qui tremble au moment de publier. D’ailleurs, tu ne t’en guéris jamais complètement.

Il te faut donc une sacrée dose de courage pour appuyer sur le bouton « Publier ». Je le sais. Même moi, là, j’ai hésité à appuyer dessus.

L’angoisse, l’appréhension, la peur de publier, c’est normal. D’ailleurs, sans celles-ci, point de courage.

Je le répète.

Pas d’acte courageux, sans peur au préalable. Sinon, c’est soit un acte ordinaire, soit de l’inconscience. Finalement, le courage, c’est de la peur transformée en action.

La prémisse de tout écrivain est ici. Il a le courage d’écrire bien avant d’en avoir un quelconque talent.

Le talent, c’est le courage que les autres n’ont pas.

Après, je fanfaronne car j’ai passé l’épreuve du feu. Ceci dit, je suis persuadé que tu attends le talent pour une mauvaise raison.

Selon toi, le talent mettrait tout le monde d’accord. Du coup, tu serais plus serein à t’exposer, à livrer tes mots nus aux jugements des autres avec du talent. Surtout, si c’est seulement pour en obtenir seulement des louanges.

C’est FAUX.

#2. Rien ne fait l’unanimité. Pas même le talent.

Le talent ne te sauvera pas. Il ne te sauvera ni des insultes, ni des jugements négatifs voire virulents.

D’ailleurs, si c’est le cas, c’est que tu ne dis rien d’intéressant. Donc, que tu n’as aucun talent en réalité. Tu récites seulement l’alphabet. C’est impossible d’échapper à l’opprobre de certains. Aucun récit ne fait l’unanimité. C’est impossible.

Je te le dis, on vit dans un monde où même l’air pur ne fait pas l’unanimité. Voire Harry Potter si je prends un exemple dans la littérature.

Le mec posé : est-ce que 35 millions de lecteurs peuvent avoir tort ? Oui.

#3. Écris ce que tu aimes jusqu’à ce que les autres aiment.

Beaucoup nourrissent un fantasme en France : ils font du joli pour le joli. Ils enfilent les phrases tarabiscotées comme on enfile des perles pour un collier. 

Ceci dit, aligner de jolis phrases ne font pas un bon article ou un bon livre. L’écriture n’est pas de la décoration intérieure.

D’ailleurs, cassons ici un mythe : la belle écriture ne l’emporte JAMAIS sur une bonne narration. Il vaut mieux une bonne histoire que de beaux mots.

Pourtant, dans leur esprit, ils imitent le style d’auteurs dont le nom orne les rues aujourd’hui. Peut être veulent-ils aussi le leur ? En tout cas, un lion qui imite un lion devient un singe.

Et puis, tout le monde s’en fiche. Y a personne au-dessus de tes épaules pour scruter ce que tu écris. Arrête d’écrire pour te faire aimer et, commence par écrire ce que tu aimes.

La priorité est là ! aime de manière absolue, ce que tu écris. Si tu n’aimes pas ce que tu fais, personne ne se substituera à toi. D’ailleurs, à quoi ça rime d’écrire ce que tu n’aimes pas ?

Par conséquent, ne te censure jamais. Ne censure jamais ce que tu aimes écrire.

J’insiste.

Même si tu fais des fautes d’orthographe.


L’excuse « MAIS je n’ai pas de talent » est bel et bien enterrée. On passe à la suivante demain.

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Et puis, si tu veux (enfin) rendre ton écriture addictive, y un truc pour toi ICI

En attendant, garde la pêche 🙂

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