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Machine à Apprendre | Tricher #6 – … apprends comme un adulte.

Pourquoi n’y a t-il pas de mot pour définir l’apprentissage des adultes ?

Bah …oui !

« Pédagogie » vient du grec παιδαγωγία pour signifier direction ou éducation des enfants.

Oui, j’ai mis du grec car ça faisait classe 😃

Sérieux, pourquoi l’éducation serait réservé aux enfants ?

Bon, je fais peut être un flan pour pas grand chose.

Mais, tu penses avec les mots. Sans les mots pour penser, alors tu ne peux plus penser.

Tu n’y avais jamais pensé ? : )

Donc, sans mot pour désigner l’éducation des adultes, tu ne peux y penser. Ça commence par là.

En réalité, il y a bien un mot : andragogie.

Là, encore, ce mot pose problème. Il signifie l’éducation des hommes avec un petit h.

Oui, oui.

Tu vois le problème : où sont les femmes ?

Et là, je ne te refais pas une reprise de Patrick Juvet. Je n’aime pas les vestes à paillettes 😀

Comme si elles comptaient pas pour de vrai.

Bref, il n’y a pas de mots pour dire « Apprendre comme un adulte »

Pourtant, apprendre comme un enfant et apprendre comme un adulte, ce n’est pas pareil. Des différences, il y en a plein. Je ne vais pas t’en faire la liste, voici plutôt la synthèse autour de deux concepts :

Volonté et utilité.

Ce sont les deux grandes différences entre l’éducation des enfants et celles des adultes.

En effet, s’il veut apprendre, un adulte apprend. Par contre, si un enfant veut apprendre, c’est le prof ou une autre autorité qui lui apprendra.

Puis, si un enfant a une notion du temps partiel, il perçoit le temps comme étant une ressource illimitée (l’enfant a tout son temps), il peut apprendre pour du long terme contrairement à un adulte. Ce dernier sait que le temps est une ressource à ne pas gaspiller, il a donc besoin de savoir que son apprentissage lui soit utile très rapidement.

C’est toujours une fois adulte que tu te rends comptes qu’un rapporteur ne te servira à rien dans la vie réelle.

C’est une fois adulte que tu te rends comptes qu’un rapporteur ne te servira à rien dans la vie réelle.

Donc, volonté et utilité.

Voici les deux jambes sur lesquelles se tient l’anthropogogie.

Car oui, puisqu’on ne peut pas parler de pédagogie, ni d’andragogie, autant créer un nouveau mot :

L’anthropogogie.

L’anthropogogie désignera l’éducation des adultes.

Bon, le mot n’est pas swag mais, il a la qualité d’exister et c’est, à mes yeux, l’essentiel.

Essentiel car, dans cet article, je me suis donné une consigne : te partager les 3 principes de l’anthropogogie pour se transformer en « Machine à Apprendre » : l’excellence, l’auto-discipline et le chef d’oeuvre.

#1. Apprendre de l’excellence.

Imagine.

Quelque soit la situation, tu sais déjà quoi faire.

Sans réfléchir ou quoi, tout de manière instantanée et automatique.

Tu sais comment on appelle ça ?

L’intuition.

L’intuition produit des heuristiques de jugement. En cela, elle permet d’opérer automatiquement sans user de raison immédiate.

De plus, l’intuition, tu l’utilises tout le temps. Tu préfères d’ailleurs l’intuition à la réflexion. Henri Ford avait cette épiphanie à ce sujet :

Réfléchir est la chose la plus difficile qui soit, c’est probablement la raison pour laquelle si peu s’y risquent.

Oui, tu détestes réfléchir.

Et, c’est normal.

Ton cerveau a autre chose à faire que réfléchir : il te permet de respirer, de te mouvoir, de maintenir tes constantes vitales

Bref, il te permet de rester en vie.

Du coup, ton cerveau est partisan du moindre effort et du confort. Chaque fois qu’il lui sera possible de ne pas réfléchir, il sautera sur l’occasion. En cela, il fera appelle à l’intuition.

Donc, réfléchir est contre-intuitif.

Logique.

L’intuition est un mode d’action d’une extrême rapidité et efficacité. Elle consomme moins de temps et d’énergie que la réflexion. Daniel Kahneman parle alors de mode intuitif en opposition au mode réflexif.

Badass le mec.

C’est le seul psychologue à avoir eu un prix d’économie.

Maintenant, tu le sais : ton cerveau préfère faire appel à ton intuition qu’à ta réflexion. Alors, autant travailler ton intuition à ce qu’elle soit la bonne, non ?

Oui, mais comment ?

Par la réflexion.

Je sais, je sais.

Ça ressemble à une arnaque : l’intuition c’est du savoir stocké mobilisable en un instant.

Sauf que …

… pour l’obtenir, il faut la réfléchir avant.

Et oui, l’intuition est un des résidus de la réflexion. Très souvent, d’une action réflexive répétée et encore répétée.

Autrement dit, rien ne devient intuitif si tu ne l’as pas réfléchi avant et ce, à de multiples reprises.

Par exemple, si tu récites l’alphabet, cela se fait de manière intuitive. Donc, rapidement. Par contre, quand il s’agit de le réciter à l’envers, il te faudra réfléchir à nouveau.

Vas-y essaie : )

Bon, après, oui : répéter, c’est chiant.

D’ailleurs, quand tu parles d’une tâche répétitive, direct tu penses rébarbatif.

Pourtant la répétition a une vertu insoupçonnée : elle donne confiance.

La répétition donne confiance.

En effet, répéter, c’est gagner confiance. Tout simplement. À mesure que tu répètes, le cerveau intègre : il y a plus de chance de succès que d’échec. Et, la confiance se gagne toujours en goutte.

Pour apprendre, vraiment apprendre, t’as besoin de répéter. Encore et encore.

D’ailleurs, c’est la raison pour laquelle dans le sport voire la musique, tu répètes tes gammes.

Par exemple, dans le foot, même après 10 ans de carrière, tu t’entraines toujours à faire des passes à l’entrainement. De prime abord, tu pourrais te dire qu’une fois que tu sais faire une passe, c’est bon ! tu passes à autre chose.

Bah …non.

La répétition te fait gagner en confiance dans ce que tu fais. Plus la confiance grandit et plus tu le maitriseras.

Et oui ! la répétition, au-delà de la confiance, elle permet également de bâtir l’excellence.

Quand il s’agit de toi, ton cerveau ne fait aucune différence entre bonnes et mauvaises actions.

Sinon, tu t’en doutes, il serait simple d’écarter tes comportements nocifs comme : grignoter entre les repas, manger un fast-food, fumer avec son café, consulter les notifications de son téléphone au réveil …

T’es victimes de tes habitudes.

L’habitude est une opération mentale qui nous demande très peu d’efforts. Notamment, au niveau du cerveau.

Souviens-toi ! le cerveau est fainéant. Même pour apprendre, il préfère le sans effort et le confort.

Or, pour reprendre Aristote, nous sommes ce que nous faisons à plusieurs reprises. L’excellence n’est donc pas un acte, mais une habitude. Pour bâtir cette dernière, je te livre une technique ultime :

« Ne brise pas la chaîne »

Pour l’exécuter, tu as seulement besoin d’un calendrier.

Cette technique, nous vient de l’humoriste américain très prolifique : Jerry Seinfeld. Un jour, un auteur débutant de bandes dessinées vint lui demander son secret après l’un de ses spectacles. Il l’a résumé en une devise :

« Ne brise pas la chaîne »

Partant du principe que plus on écrit, meilleur on est, et que pour être vraiment efficace il faut écrire tous les jours. Jerry Seinfeld lui conseilla d’imprimer un calendrier annuel en une seule grande page, de l’afficher dans son bureau, et de cocher chaque jour passé à écrire d’une croix rouge.

Les croix ainsi alignées forment une chaine, de plus en plus longue, et le pari que nous devons prendre vis-à-vis de nous-même :

« Ne pas briser la chaîne »

Dis-toi seulement que si tu tiens 3 jours, alors tu en tiendras 10.
Si tu tiens 10 jours, tu tiendras 3 semaines.
Si tu tiens 3 semaines, tu tiendras 2 mois.
Si tu tiens 2 mois, tu en tiendras 6.

Bâtir une habitude, c’est donc comme nager à contre-courant tout en construisant un radeau. Une fois l’habitude bâtie, tu navigues avec le vent.

Alors, si tu veux devenir une « Machine à Apprendre » ? apprends tous les jours sans exception.

Ne brise pas la chaîne.

À force de répéter à apprendre, comme je te l’ai dit plus haut tu vas gagner confiance en tes capacités à apprendre. Résultats : tu apprendras plus vite mais, aussi plus efficacement.

En effet, à force de répéter, tu vas découvrir des modèles intuitifs pour mieux apprendre. Ils te seront autant de fenêtre dans ton cerveau : tout sera plus clair avec.

Pour ça, tu vas créer ta propre école.

#2. Apprendre de l’auto-discipline.

L’école, c’est un rendez-vous.

Un rendez-vous obligatoire donné aux enfants.

Cependant, il faut le savoir, l’école n’a pas été rendue obligatoire à cause des enfants mais des parents.

Tu reviens quelques décennies avant, les enfants travaillaient dans les champs, les usines et tout ça …notamment à l’initiative des parents. Alors, quand tu proposes aux enfants d’aller à l’école pour apprendre ou d’aller à l’usine travailler, le choix était vite fait : école.

Depuis, le rapport s’est inversé.

Les parents veulent que les enfants y aillent à l’école plus que ces derniers ne le veulent. Ceci dit, cela entretient une croyance : il faut être à l’école pour apprendre.

Bah non.

L’école, c’est surtout un rendez-vous.

Autrement dit, un moment et un lieu pour apprendre.

Quand t’es adulte, des moments, t’en as et des lieux, aussi. Du coup, crée ta propre école.

Basique.

Donne-toi un rendez-vous régulier pour lequel plus rien d’autre n’a d’importance qu’apprendre.

Ce rendez-vous doit se faire, je te le recommande, à heures fixes pour une durée égale et dans un endroit calme dans l’idéal. Sinon, utilise des écouteurs.

Pourquoi ?

Tu vas te créer une routine voire un rituel pour te plonger plus rapidement dans le flow.

Tu ne sais ce qu’est le flow ? Voici une vidéo de 7 min qui t’en parle très bien.

Cette routine est importante car, elle va te permettre deux choses :

  1. Ne pas dépendre de l’émotion quand il s’agit d’apprendre. C’est facile et d’apprendre en étant motivé. La prouesse est de le faire même quand on ne l’est pas.
  2. Pour que quelque chose passe en automatique dans le cerveau, il faut le pratiquer régulièrement. On vient de le voir.

Combien de temps doit durer ton école ? Et, à quelle heure ?

Il n’y a aucune loi d’airain. Ceci dit, je te recommande de prendre 1h à 2h tous les jours. Aussi, choisis le moment où tu es le plus investi dans la démarche. Ce peut être le matin ou bien le soir.

À titre d’exemple, quand je me suis mis à apprendre l’écriture, j’ai crée mon école d’écriture tous les matins entre 8h et 10h avec une pause de 10-15 min.

Maintenant, si tu te dis 2 heures, respecte-les.

À la baisse comme à la hausse. Ne te fixe pas 2 heures pour en faire qu’une et vice-versa.

Fixe-toi un rendez-vous et tiens-toi y sans jamais dépasser pas bords. Autrement dit, si tu veux apprendre tous les jours 2H d’affilée. N’en fais pas une minute de plus.

Pour quatres raisons :

#1. Pour accentuer la pression.

Ainsi, tu vas entrer plus vite dans le flow. C’est un moyen sûr d’augmenter non seulement ta vitesse d’apprentissage, mais aussi de rendre l’exercice plus amusant.

Selon un gars nommé Cyril Parkinson :

« Le travail prend de l’ampleur pour occuper le temps imparti. »

Et il n’a pas tort.

Accorde-toi avec le temps et joue contre l’horloge. Tu seras surpris de la rapidité et la qualité avec laquelle tu peux apprendre.

Dès lors, crée ton école et …

#2. Abandonne toute distraction, toi qui entre en apprentissage 😀

Pas de téléphone. Pas d’Internet. Pas de bavardage.

Si tu doutes de ta discipline, il y a des extensions pour t’empêcher d’aller traîner sur les réseaux sociaux ou autres bouffeurs d’attention.

Par exemple, sur Chrome, tu as Go Fucking Work

Tu verras, ainsi affranchi et après avoir regardé un écran vide pendant quelques minutes, ton cerveau va commencer à penser :

« Ouais, je m’ennuie tellement. Mieux vaut commencer à faire quelque chose d’utile : apprendre »

#3. Te donner envie de reprendre.

Parfois, t’as un mot ou un nom sur la langue et t’es incapable de t’en souvenir. Pourtant, tu ne veux pas lâcher l’affaire tant que tu ne l’as pas retrouvé. Cela s’appelle l’effet Zeigarnik, du nom de la psychologue lituanienne qui l’a découvert.

À la terrasse d’un café, Bluma Zeigarnik remarque que les serveurs sont capables de se souvenir d’un très grand nombre de commandes. En revanche, ces mêmes serveurs ont beaucoup de mal avec les commandes déjà passées.

L’attention du serveur est suspendue jusqu’à ce que la commande soit délivrée.

Dès lors, si tu t’engages dans la réalisation d’une tâche, par effet miroir, se crée une tension d’achèvement. En d’autres termes, tu veux finir ce que tu as commencé pour te l’enlever de l’esprit.

Et, tu arriveras donc le lendemain avec une grande volonté de reprendre là où tu as été interrompu pour terminer ce que tu as commencé.

Ernest Hemingway écrivait jusqu’à ce qu’il trouve ce qu’il allait écrire. Ensuite, il se couchait. Le lendemain, il n’avait qu’une envie : écrire. Ecrire avec le sentiment d’autant plus gratifiant qu’il savait déjà quoi écrire.

Toi aussi, t’as envie de te lever avec l’envie d’apprendre, d’apprendre, d’apprendre.

#4. Apprendre en arrière plan

Même dans les moments où tu ne seras plus « focus », tu vas continuer à apprendre.

En effet, ton cerveau continue d’apprendre même en arrière plan. C’est pour cela que te vienne des idées sous la douche, en faisant la vaisselle, en allant faire ton jogging ou longue marche …

Bref, quelque chose pour te détendre.

Ce mode d’apprentissage est appelé mode diffus. Il a été découvert par Barbara Oakley dans son livre « A mind for numbers »

En clair, elle a théorisé l’importance de la récréation dans l’apprentissage : dans un moment de détente les neurones peuvent associer des savoirs plus éloignés les uns des autres.

Alors que, dans le mode « focus » nos pensées suivent un cheminement évident entre neurones proches.

Elle illustre ça avec un flipper :

Le mode focus à gauche – Le mode diffus à droite

Donc, arrange-toi une récréation dans ton école.

Après, une précision tout de même : l’efficacité d’une récréation se trouve dans ce sur quoi t’étais concentré au préalable. En elle-même, la récréation n’apprend rien. Elle permet surtout de connecter des neurones éloignés avec le mode focus.

Maintenant, que retenir de tout ça ?

Crée ton école.

Et, comme à l’école prends rendez-vous avec toi-même pour apprendre. Ce, tous les jours.

C’est cela apprendre comme un adulte. Tu n’es plus obligé à aller à l’école puisque, tu peux créer la tienne. Tu seras ton auto-disciple.

Là, si tu te demandes ce que tu pourrais bien y apprendre dans ton école, laisse-moi t’initier à l’apprentissage du chef d’oeuvre.

#3. Apprendre du chef d’oeuvre.

« Innovation » par là. « Innovation » par ci.

Ce mot brûle les lèvres.

On le met à toutes les sauces et au final, il finit par ne plus rien dire.

Surtout dans l’apprentissage.

Par exemple, on nous a sorti que les MOOC était une révolution de l’éducation.

Heu …non.

C’est une révolution de la distribution. Pas de l’éducation. Cela peut permettre à un enfant au milieu du Jura d’avoir accès à un savoir qu’il ne trouverait pas dans l’école du coin. C’est réel.

Mais, cela n’a rien changé à l’apprentissage. C’est toujours les plus motivés qui apprennent. Ça représente, dans le meilleur des cas, à peine 10% des gens.

Autrement dit, tu prends tes deux mains et, parmi celles-ci, seul un doigt va au bout des choses. Je soupçonne le pouce droit 😃

Bref, l’innovation ne te sauvera pas.

Ça te parle d’amélioration continue et tout ça. Cela a ses vertus, c’est vrai. Ceci dit, imagine si on avait amélioré chaque année le Colisée depuis sa création.

Il ressemblerait aujourd’hui à n’importe quel stade.

Le Colisée, ce qui en fait un chef d’oeuvre, c’est qu’il existe pour défier le temps. Il fut donc bâtit pour tenir un millénaire.

Pour l’apprentissage, on devrait agir de la sorte.

Je veux dire, on ne devrait pas apprendre des tendances. On devrait apprendre du chef d’oeuvre. Autrement dit, ce qui est vrai aujourd’hui et, qui le sera encore dans un millénaire.

Pourquoi ?

Déjà, tu ne peux pas tout apprendre. Tu fais des choix.

Ensuite, apprendre du chef d’oeuvre, c’est apprendre à voir à long terme. Autrement dit, c’est aussi être prêt pour et près du futur.

Jeff Bezos, fondateur d’Amazon, a expliqué qu’il déterminait la stratégie de sa société en fonction de ce qu’il appelle les « signaux stables » :

« On m’a souvent posé cette question : ‘Qu’est-ce qui changera dans les dix prochaines années ?’. C’est une question très intéressante, mais très commune. En revanche, on ne m’a jamais demandé: ‘Qu’est-ce qui ne va pas changer dans les dix prochaines années ?’. Or pour moi, cette deuxième question est la plus importante puisqu’elle permet de construire une stratégie autour de ce qui reste stable dans le temps. Toute l’énergie et les efforts que nous mettons chez Amazon dans ces signaux stables porteront encore leurs fruits dans dix ans ».

Après, comment détecter ces signaux stables dans l’apprentissage ?

Fie-toi à l’effet Lindy.

L’ effet Lindy est une théorie selon laquelle l’espérance de vie future des idées ou des savoirs, est proportionnelle à leur âge actuel, de sorte que toute période de survie supplémentaire implique une espérance de vie plus longue.

Par exemple, le théorème de Pythagore a 2600 ans. Il est peu probable qu’il soit réfuter d’ici 2600 ans. Autrement dit, l’ espérance de vie des idées ou des savoirs, est proportionnelle à leur âge actuel.

Autres exemples dans la musique : les gens écoutent Beethoven depuis deux cent ans, les Beatles depuis presque 50 ans et Beyoncé depuis 10 ans. Ainsi, Beyoncé pourrait tomber dans l’oubli dans 10 ans, les Beatles dans 50 et Beethoven dans deux siècles.

Du coup, pour notre cas, si tu veux apprendre du chef d’oeuvre, apprends des disciplines millénaires. Si leurs enseignements n’a pas été réfutés à ce jour, c’est que c’est du solide.

De mon coté, j’ai décidé d’apprendre à maitriser les mots cette année. Pour cela, je me suis servi de disciplines comme la philosophie, la rhétorique, le conte, l’art oratoire

Donc, si tu veux apprendre, apprends des choses solides. Les choses solides dans le passé et qui le restent dans le présent, ont de grandes probabilités de l’être dans le futur.

Pour mesurer ces probabilités, applique donc l’effet Lindy.

Tu apprendras ainsi juste du chef d’oeuvre.

Résultats, tu n’auras pas besoin de désapprendre pour réapprendre sans cesse. Tu seras transformé en une « Machine à Apprendre » efficace.

C O N C L U S I O N

Il y a une chose terrible avec les enfants, c’est qu’ils sont capables d’éclairs de lucidité à te laisser l’esprit bée.

Je vais au Starbucks du coin. Mon lieu de travail matinal. Sur ma route, je croise un enfant et son père.

Il devait avoir 7 ans. L’enfant, pas le père.

Une chose était sûre, il n’avait aucune envie d’aller à l’école.

Je surprends leur conversation.

Le père, comme n’importe quel père normalement civilisé, tente de le motiver :

« L’école c’est bien. Tu vas voir, tu vas t’y amuser et apprendre plein de choses »

Quelle erreur !

La réponse de l’enfant allait nous laisser sur place. Le père comme l’indiscret que je suis.

L’effronté lui rétorque :

« Si l’école, c’était si bien que ça alors pour les grandes personnes iraient aussi »

BOOM.

Le pavé était lâché.

Pourquoi l’école est-elle seulement réservé aux enfants ?

Pourquoi ceux qui ont les plus de « pouvoir » apprendre ont le moins de « vouloir » apprendre ?

En effet, quand on est adulte, apprendre sous-entend « volonté » là où un enfant peut se sentir obligé. Or, la volonté est indispensable car, elle te permet de soutenir la répétition, la routine et l’habiture pour atteindre l’excellence.

Normal, Leonard De Vinci, malgré le génie, n’a pas peint La Joconde comme première oeuvre.

Il s’est exercé tous les jours.

Puis, il a même crée sa propre école. En effet, un adulte peut apprendre par lui-même. Mieux, il n’est pas obligé d’aller à l’école. Il peut la créer.

Après, ce que tu peux apprendre, c’est le chef d’oeuvre. Le chef d’oeuvre a cette qualité de défier le temps.

Du coup, si tu apprends le chef d’oeuvre, tu apprendras à défier le temps puisque ce que tu apprendras sera vrai aujourd’hui mais aussi, dans un millénaire.

Finalement, pour apprendre comme un adulte, tu vas devoir apprendre l’excellence, l’auto-discipline et le chef d’oeuvre.

Là, tu seras une « Machine à Apprendre »


D E V O I R S

Voici tes DEVOIRS de la semaine pour te transformer en « Machine à Apprendre »

  1. Prends rendez-vous avec toi-même pour apprendre tous les jours.
  2. Apprends du chef d’oeuvre en allant chercher des disciplines millénaires.

Ça en une semaine 🙂

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