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Machine à Apprendre | Tricher #5 – Joue comme un enfant …

Si tu souffres à apprendre, c’est que tu le fais mal.

Il n’y a pas d’autre conclusion.

Pourquoi souffrir pour apprendre ?

Tu n’en as pas besoin.

Je sais, je t’ai dit qu’apprendre c’était dur, que l’effort était l’apprentissage dans TRICHER #4.

Mais, l’effort n’est pas la souffrance. L’effort n’est pas la souffrance quand tu aimes ça. Les gens qui font leur jogging, ils font des efforts pour le plaisir. L’effort n’est pas non plus la souffrance quand tu t’amuses. T’as déjà vu des enfants souffrir à jouer à chat perché ?

Je répète donc :

L’effort n’est pas la souffrance.

Du coup, je te lance un défi dans cet article.

Si tu devais apprendre de la manière la plus divertissante ou amusante qui soit, ce serait quoi pour toi ?

Tu ne sais pas ?

Alors, laisse-moi te répondre par une évidence :

Tu vas choisir d’apprendre par le jeu.

Pourtant, beaucoup, sous prétexte qu’apprendre c’est sérieux, vont s’écarter ce formidable outil.

Je te le dis tout de suite, jouer c’est sérieux aussi.

Certains parlent même de « Serious Game »

Comme s’il fallait révéler un antagonisme : si c’est un jeu, ce n’est pas sérieux. Si c’est sérieux, ce n’est pas un jeu.

Cependant, dans l’apprentissage, il n’y a pas de frontière.

Jouer, c’est sérieux aussi.

Par exemple, le jeu Docteur Maboul, est le jeu préféré des chirurgiens pour entraîner leur dextérité.

Maintenant, je précise une chose : tous les jeux ne t’apprennent pas forcément des choses.

Candy Crush, je ne suis pas certain de ses vertus pour te transformer en une « Machine à Apprendre ».

Par contre, tu peux mettre du jeu dans tous ce que tu apprends.

C’est le point de cet article.

Autrement dit, ce qui compte ce n’est pas la quantité d’apprentissage dans le jeu mais, la quantité de jeu dans l’apprentissage.

Car oui, tu peux transformer tout ce que tu apprends en jeu même si tu ne peux pas transformer tout ce à quoi tu joues en apprentissage.

La magie opère à ce moment-là.

Comme un enfant, tu vas mettre du jeu dans tout.

En effet, pour lui, rien est suffisamment sérieux pour ne pas jouer avec. Il s’amuse de tout. Même d’une branche morte.

Parce qu’il peut s’amuser de tout, il peut apprendre de tout.

#1. Amuse-toi de tout.

En 1903, Elizabeth Magie invente The Landlord’s Game (Le Jeu du propriétaire foncier), un jeu de société ayant pour but de montrer « la nature antisociale du monopole sur le sol », telle qu’expliquée par l’économiste Henry George. Elle souhaite, par ce format, une propagation la plus large possible.

Pas bête Elizabeth.

Elle se dit que si les gens n’ont pas déjà lu les travaux d’Henry George, ce n’est pas en distribuant gratuitement son bouquin que cela va s’arranger.

En effet, la lecture est divertissante pour ceux qui lisent déjà. Pas, pour les autres. Le besoin de lecture ne se crée pas, il se stimule et, seulement auprès de ceux qui lisent déjà.

Or, ils sont peu nombreux.

C’est le constat d’Elizabeth.

Par contre, si peu de gens lisent, tout le monde joue.

Du coup, propager des idées, qui plus est politiquement marquées, autant le faire par un jeu de société.

Pour l’anecdote, ce jeu deviendra par la suite le Monopoly. Autant dire que le message initial a bien changé depuis ^^

Ceci dit, retiens surtout que le jeu est un stimulant pour apprendre.

Mais …au fond, qu’est ce qu’un jeu ?

C’est vrai ça.

S’il fallait en donner une définition simple et accessible à tous.

Beaucoup diraient qu’un jeu est une activité dans laquelle on s’amuse et on prend du plaisir.

À première vue, rien à avoir avec un problème de mathématique.

Et pourtant !

Un jeu, c’est un problème.

Par exemple, le jeu «  cache-cache », qu’est ce que c’est sinon un problème ?

T’as déjà essayé d’y jouer sans que personne ne se cache ?

L’ennui.

Un jeu est un problème comme un autre. Il se décompose en trois éléments :

Une ressource, une contrainte et un objectif.

Pour reprendre le jeu du cache-cache, la ressource est de savoir compter, la contrainte, ce sont les personnes cachées et l’objectif, c’est de les retrouver.

Quand tu cherches à apprendre, tu vas obtenir le même schéma.

Ainsi, quand Philippe Meirieu, spécialiste des sciences de l’éducation, était professeur d’école élémentaire, il explique avoir une technique très particulière pour développer le vocabulaire de ses élèves.

Il donnait le jeu de décrire sa maison sans utiliser la lettre « a ».

Là, t’as la contrainte et l’objectif.

Pour la ressource, ils avaient un dictionnaire des synonymes.

Du coup, toi, tu trouves déjà comme dire « maison » sans utiliser la lettre « a » ?

Oui ? 🙂

On a bien « foyer » ou « demeure » par exemple.

Tu veux une autre illustration ?

Bon ..tu l’ignores peut être mais, je forme à l’écriture.

Or, apprendre à écrire, au-delà de la technique, c’est beaucoup de pratique.

C’est la grande contrainte dans l’apprentissage à écrire.

Un défi s’est donc posé à mon intelligence.

Comment stimuler la pratique pour mieux ancrer l’apprentissage de l’écriture ?

Un jeu, d’accord ! Mais quel jeu ?

J’ai décidé de reprendre à mon compte l’expression :

« Nulle dies sine linea »

Autrement dit, pas un jour sans une ligne. Sauf que là, c’était plutôt « pas un jour, sans un texte »

J’ai donc proposé un challenge :

Écrire tous les jours un texte inédit d’au moins 200 mots et ce, pendant 20 jours.

Je l’ai appelé le #20JoursChallenge

Pourquoi 20 jours ?

Déjà car c’est un chiffre rond et puis, j’avais lu que c’était à partir de ce repère qu’on commence à bâtir une habitude. De plus, le défi devait être abordable pour permettre aux gens de se laisser tenter.

Dans le même esprit, 200 mots est un chiffre accessible à un débutant. Cela représente 30 min tous les jours.

Tu as encore ici, tous les ingrédients d’un jeu : ressource, contrainte et objectif.

De ton coté, tu fais la même chose : tu empruntes le jeu pour apprendre.

Si tu ignores par où commencer, tu peux voir tous les jeux existants et regarder comment en adapter un pour ton apprentissage.

Par exemple, une amie a crée un jeu de cartes pour réviser.

Elle les tirait au hasard et, devait en déployer le contenu. Seulement, une précision, elle avait pondéré une récompense pour chacune leçon selon sa difficulté à les apprendre. Du coup, quand la leçon était difficile, elle s’accordait une heure de shopping dans la semaine sinon, ça pouvait être un bonbon au caramel.

Bref.

Les exemple ne manquent pas.

Juste, prends le défi : si tout peut devenir un jeu, quel jeu conviendrait à mon apprentissage ?

Avec cet impératif idéologique, tu pourras alors apprendre de tout.

#2. Apprend de tout

Si tu ne peux pas tout apprendre, tu peux apprendre de tout.

C’est la grande différence.

Pour pouvoir tout apprendre, il faudrait aimer apprendre. Or, on l’a vu dans TRICHER #4, tu n’aimes pas apprendre, tu apprends ce que tu aimes.

Ainsi, pour apprendre mieux et plus vite, tu vas tout ramener à ce que tu aimes.

C’est le grand secret des « Machines à Apprendre » vivantes.

Ils voient en toute occasion une occasion d’apprendre.

Pourquoi ?

Car, ils voient en toute occasion, le moyen de jouer.

Que ce soit dans des conversations ou dans le quotidien, ils ne peuvent attendre que le savoir leur tombe tout chaud dans la tête. Ils vont le chercher.

Comment ?

Par le jeu.

Seulement, il y a un postulat.

Afin de pouvoir apprendre de tout voire, de n’importe qui, tu dois poser le postulat suivant :

L’aristocratisme des savoirs n’existent pas.

Autrement dit, le savoir n’a pas de statut. Tu peux aussi bien apprendre d’un livre que d’une série voire de la télé-réalité. Il n’y a plus un support noble pour apprendre. Tout est prétexte à apprendre.

Tout le jeu consistera à aller chercher, comme dans un jeu de piste, le savoir là où il se trouve et non, d’attendre qui te tombe tout chaud dans la tête.

Et, cela fonctionne également dans tes conversations avec les gens.

À titre personnel, je ne connais personne dont je ne peux pas apprendre quelque chose. C’est une conviction et, je la vérifie tous les jours.

Toi aussi, tu peux partager cette conviction.

Comment ?

Par un jeu simple : Trouve la ou les questions qui t’apprendront quelque chose puis, pose-les.

J’appelle ce jeu :

LA question.

Oui, je ne me suis pas foulé pour le nom ^^

Par ailleurs, ce jeu est mon secret pour rendre n’importe quelle conversation intéressante.

En effet, pour rendre une conversation intéressante, il suffit de poser des questions dont la réponse t’intéresse.

Évident, non ?

Pourtant, combien de questions poses-tu dans une conversation dont la réponse ne t’intéresse pas ?

Fais cet exercice avec sincérité.

Tu vois, ça t’arrive 😛

Mon jeu de LA question ressemble un peu au jeu d’Éleusis dont la règle est … de trouver justement la règle du jeu.

Pour te donner un exemple, je vais te raconter comment j’ai appris que les critiques, avis ou feed-backs constructifs n’avaient aucune valeur.

Bien au contraire.

Tu dois apprendre à te contenter soit d’un « non » soit d’un « oui » comme retour. Pas plus.

J’ai appris ça d’un développeur.

Il disait que le code, c’est binaire : soit ça marche et, soit ça marche pas.

Quand ça marche, c’est cool.

Quand ça ne marche pas, tu recommences jusqu’à ce que ça marche.

Les gens, ils pourront toujours te dire : ça bugge !

Mais aucun d’entre eux ne pourra te dire où, dans ton code, ça merde. C’est à toi de trouver.

Par ailleurs, si tu demandes aux gens d’étayer leur avis, ils vont forcément le ramener à leur propre subjectivité. Or, ce n’est pas la tienne.

Tout ce qui compte, c’est seulement si ça plait aux gens ou non. Car même si ils ne savent pas jouer de la musique, ils savent reconnaître une fausse note.

Tu vois, au final, ça parait Tintin dit comme ça mais, y a du savoir partout, il suffit juste de le trouver. Pour ça, ramène tout à ton propre apprentissage.

Déjà, pose-toi la question de savoir ce que tu peux apprendre de n’importe quelle activité même si elle te parait ennuyeuse. C’est le jeu : trouver la pépite dans la mine.

Sinon, tu peux aussi apprendre des gens et ce, de n’importe qui. Pour cela, il suffit de leur poser des questions dont la réponse t’intéresse vraiment.

Simple, non ? 🙂

C O N C L U S I O N

Tout peut se transformer en jeu.

C’est le secret des enfants.

Il arrive à jouer de tout car, pour lui, tout ce qui lui importe c’est de se divertir.

Car il arrive à jouer de tout, il peut apprendre de tout. En cela, un enfant est une machine à apprendre.

Après, petite précision : c’est surtout valable pour un enfant de moins de 4 ans.

C’est vrai.

Mais, c’es dans cette période que nous sommes une extraordinaire machine à apprendre.

En effet, il apprend de zéro dans une très courte période à marcher, à parler, à utiliser ses mains …mais, il fait ça en jouant.

Si tu veux apprendre comme une machine, ici il te faudra apprendre à jouer de tout.

Comme un enfant.


D E V O I RS

Voici tes DEVOIRS de la semaine pour te transformer en « Machine à Apprendre »

  1. Prend ton sujet d’apprentissage et, transforme-le en jeu.
  2. Maintenant, joue le jeu.

Ça en une semaine 🙂

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