Quels problèmes veux-tu ?

Déjà, si j’attaque avec un titre anxiogène, tu vas vite déguerpir. Prenons tout de même le risque car j’ai une confession à te faire :

J’adore les problèmes 😀

Je reste persuadé que la plupart d’entre nous, nous les adorons aussi. Cependant, nous ne l’admettons pas. On dirait un plaisir coupable. D’ailleurs, certains sont même à les renier. Un traumatisme scolaire avec les maths ? Peut être.

Pourtant, tous, sans exception nous adorons les problèmes. La nuance, s’il y en avait une, serait que nous n’aimons pas des problèmes que nous n’avons pas choisis. Là, c’est un autre problème.

Entre nous soit dit, une vie sans problème, c’est une vie chiante. Il faut l’acter comme tel. Si aujourd’hui nous avons des problèmes, il fut une période où nous les appelions des jeux. C’est plus sympa dit ainsi, n’est-il pas ? Ainsi, le jeu  » cache-cache « , qu’est ce que c’est sinon un problème ?

T’as déjà essayé d’y jouer sans que personne ne se cache ?

L’ennui.

Là, tu vas me dire : « Non mais ça ne compte pas, c’est un jeu ! » Justement ! un jeu est un problème comme un autre. Il se décompose en trois éléments : d’une ressource, d’une contrainte et d’un objectif.

Pour reprendre le jeu du cache-cache, la ressource est de savoir compter, la contrainte, ce sont les personnes cachées et l’objectif, c’est de les retrouver.

Cette logique, tu la retrouves partout dans ton quotidien et beaucoup, au travail.

Par exemple, le métier de juriste.

Le droit est ta ressource. Les spécificités des cas à traiter sont tes contraintes. Fournir des actes en béton armé juridique est ton objectif.

Ou encore, le métier de recruteur.

Internet au sens large est ta ressource. La prise de besoin détermine tes contraintes. Trouver la personne correspondante est ton objectif.

Ainsi, toute activité est susceptible d’être un jeu dès lors qu’elle contient des problèmes à résoudre. Heureux sont ceux, qui comme Ulysse, transforment tout en jeux d’enfants. Admettons-le ! C’est un avantage injuste sur le commun des mortels. D’aucuns s’amusent VRAIMENT à faire des excels. Tu vois l’avantage 😀

Ceci dit, un problème surplombe tous les autres problèmes. Une sorte de méta-problème : choisir les problèmes que l’on veut résoudre.

Nombreux sont ceux à vouloir des problèmes faciles. Alors, tuons une idée reçue : il n’existe pas de problème facile. Tout problème est, par nature, difficile. Bien sûr, le degré de difficulté varie MAIS il n’existe pas de problème facile. La facilité est impossible.

Il y a seulement les problèmes que nous acceptons de résoudre. Ainsi, le degré de difficulté acceptable est le baromètre des problèmes que nous voulons résoudre. Par exemple, plaquer son travail de bureau pour vivre de sa musique est un problème très difficile. Beaucoup plus difficile que de continuer à aller au bureau en se convaincant que vivre de sa musique est impossible.

Ainsi, aller au bureau tous les jours nous est un problème plus acceptable que celui de vouloir vivre de sa musique. Ceci dit, il ne faut pas confondre ici « impossible » et « difficile ». J’y reviendrai une autre fois.

Garde, aujourd’hui seulement en tête ces questionnements : puisqu’une vie sans problème est impossible, quels problèmes veux-tu résoudre aujourd’hui ? Quels problèmes veux-tu résoudre tous les jours ? Quels problèmes veux-tu ?

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