Pratique le verbe avant de vouloir le nom.

Là où beaucoup échouent, c’est dans la pratique du verbe du nom qu’ils veulent obtenir.

Ils ont envie du nom d’écrivain, de chanteur, de développeur, de recruteur …mais sans le verbe écrire, chanter, développer, recruter …

Autrement dit, ils veulent le job sans le travail qui va avec.

C’est la brillante réflexion de Austin Kleon, l’auteur de « Voler comme un artiste », que je te recommande vivement.

À titre personnel, je dirai même davantage :

ils ont envie du job sans vouloir le travail qui va avec.

Je fais une grande distinction entre « envie » et « volonté ». La volonté est une force définitivement plus puissante que l’envie.

L’envie, c’est la convoitise, c’est la jalousie. Ce n’est pas un hasard si « Jalousie » se traduit par « Envy » en anglais. Et par convoitise, il faut entendre qu’on convoite le résultat mais jamais l’effort pour l’obtenir.

C’est le « désir mimétique » cher au philosophe René Girard.

Ainsi, si chacun a envie d’abdos, peu sont prêts à vouloir une séance quotidienne d’exercice pour les obtenir. Certains ont envie de devenir chanteur, peintre ou même acteur … mais qui veut pratiquer le verbe chaque jour, tous les jours, encore et encore ?

On ne peut choisir la facilité.

Si tu veux le nom, pratique le verbe qui va avec.

Voire mieux : laisse tomber le nom. Juste pratique le verbe. Cela t’amènera à un endroit bien plus loin et plus intéressant comme le dit également Austin.

Ainsi, si j’écris tous les jours au minimum entre 3 à 4 heures, ce n’est pas pour devenir écrivain. J’écris pour apprendre. Ceci dit « appreneur » n’est pas un nom. À la rigueur, on pourrait dire « être Jarod »

– Dédicace aux fans de cette série des années 90’s 😀 –

Mais, pour être Jarod, j’ai besoin d’apprendre. Beaucoup. Or, j’ai découvert qu’écrire est la meilleure manière d’apprendre. Notamment dans la manière que cela amène à structurer sa pensée et donc, son savoir.

Du coup, j’écris tous les jours. Je pratique mon verbe tous les jours. Je vis d’ailleurs aujourd’hui de mon verbe. Je fais du chiffre avec des lettres.

Il ne s’agit donc plus de découvrir le métier mais le verbe de sa vie si je reprends Sarah Roubato.

Avec ton verbe, tu ne seras plus dans aucune case, dans aucune carrière, dans aucun silo intellectuel. Forcément, cela t’amènera plus loin.

Maintenant, quand tu choisiras ton verbe, évite le verbe « faire »

Il est un très mauvais verbe d’action. Il met de la distance littéralement entre toi et la pratique.

Tu ne fais pas de l’écriture. Tu écris.
Tu ne fais pas du code. Tu codes.
Tu ne fais pas de la vente. Tu vends.

J’ignore d’où vient cette tendance à utiliser ce verbe ou le nom « faiseurs » très souvent incarnée dans les anglicismes « doers » ou « makers »

MAIS « Faire » est un mauvais verbe.

Et toi alors ? C’est quoi ton verbe ? 🙂

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