L’effet « Magicien d’Oz »

Nous ignorons qui nous sommes complètement. Les autres servent de mètre-étalon. Parfois, nous nous trouvons sous l’effet, que j’appelle, « Magicien d’Oz »

Si tu ne connais pas le « Magicien d’Oz », petit rappel. Juste un petit. Sinon, y a Wiki.

Wé tu connais 😀

Alors, le magicien d’Oz est un être auquel est prêté des pouvoirs surnaturels. Dorothée et ses amis, l’Épouvantail sans cerveau, l’Homme de fer-blanc sans coeur, le Lion sans courage, décide d’aller lui rendre visite pour les guérir de leur handicap respectif.

Or, ils découvrent en fait que ce n’est qu’un simple homme. Sans pouvoir. Il utilise seulement des artifices pour paraître impressionnant. Par contre, le magicien arrive à persuader chacun des héros qu’il possède en lui ce qu’il recherche depuis toujours : l’intelligence, le coeur et le courage.

Dans notre quotidien, l’effet « Magicien d’Oz » prend une forme similaire.

Nous prêtons des pouvoirs extraordinaire à quelqu’un ou un groupe de personnes mais, une fois que nous les côtoyons, seule leur « ordinarité » fascine.

Cela s’exprime de différentes manières.

Par exemple, un proche fait quelque chose, qui, à tes yeux, te paraissait inaccessible, mais le fait que ce soit un proche, te la rend soudainement accessible.

Sinon, tu complexes avec les gens estampillés HEC puis, tu passes une soirée à déconner avec eux pour finir par raisonner : « Bah … ils sont comme tout le monde, en fait ! »

Dernier exemple, plus concret. J’ai un ami d’enfance :

Khalid Boutaïb

Il est international marocain et il a d’ailleurs joué lors de la dernière coupe du monde en Russie.

Ses succès dans le football professionnel sont arrivés tardivement. Ceci dit, tu ne peux pas t’empêcher de te dire :

« Quoi ? Lui ? Lui avec qui je jouais gamin ? Lui, il fait la coupe de monde ? Avec Messi, Ronaldo, Mbappé et tout ça ? Noooooon. »

Là, une de tes voix prend subtilement la parole :

« Franchement, si tu t’y mets sérieusement, y a moyen que tu deviennes pro »

On l’a tous cette voix.

Même si tout ce que tu connais du foot, c’est ton petit club de province, des shorts portés trop hauts et, surtout, les sandwichs thon tomate des tournois du weekend.

De la même manière, cet effet rayonne à la Silicon Valley.

Quand WhatsApp s’est vendu pour 19 Milliards à Facebook, deux phénomènes se produisirent : des dépressions ET une ruée vers les startups.

En effet, WhatsApp, en termes technologiques, c’est simple à coder. Même moi, j’y suis parvenu. Du coup, certains entrepreneurs sont tombés en dépression. Imagine, tu te casses la tête à résoudre des problèmes hyper complexes et là, une simple app de messagerie se vend à 19 000 millions de dollars.

La dépression est la réaction normale.

De l’autre coté, énormément de personnes se lancent dans leur startup « Serge ! Quoi, tu connais pas la startup ? ». Le calcul est simple, si une app codée en 3 jours peut rapporter 19 Mds, chacun veut son magot.

Bref, c’était l’effet « Magicien d’Oz » 😀

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