Le secret de Victor Hugo pour écrire

Si tu écris, tu es un écrivain. Peu importe ce que tu écris, peu importe pour qui tu écris.

Qu’aujourd’hui soit ton premier jour ou si ça fait vingt ans que tu écris.

Il n’y a rien à gagner. Pas de trophée. Pas de diplôme. Pas d’applaudissements. Pas même un sourire.

Tu n’as qu’à écrire.

Jour après jour.

Mot après mot.

Comme Victor Hugo.

Ce dernier, afin d’éviter l’opprobre d’une relation adultère, s’enferme chez lui, place Royale. Il cherche de quoi occuper ses journées et, comme il est Victor Hugo, il écrit un roman. Son titre ? Jean Tréjean. Rebaptisé « Les Misérables » après deux campagnes d’écriture.

Il n’a ni plan, ni histoire. Seulement une intention. Peut-on réellement parler d’une intention : 4 lignes griffonnées dans un coin.

« Histoire d’un saint. 
« Histoire d’un homme. 
« Histoire d’une femme. 
« Histoire d’une poupée. »

C’est tout. Ces 4 lignes seront à l’origine d’un des romans les plus populaires au monde. Il est simple de reconnaître une oeuvre populaire : Tout le monde la cite mais personne ne l’a lu.

Petit test comme ça : comment s’appellent les enfants Thénardier ? 😉

Tu vois. C’est bien une oeuvre populaire 😉

Le secret de l’écriture, c’est l’écriture.

Cela ressemble à un conseil débile et pourtant …Qui est capable de se renfermer sur lui-même, de s’isoler du monde, l’espace de quelques heures, pour écrire et seulement écrire ?

C’est là la prouesse de l’écrivain. C’est là aussi où la plupart d’entre nous échoue à se mettre à l’écriture. Commencer à écrire et poursuivre coûte que coûte demande un réel travail que nous ne surmontons pas tous.

Écrire même face à l’apocalypse.

Écrire, c’est s’abandonner aux mots. Ce n’est pas abandonner les mots. L’écriture n’est alors pas une question d’inspiration mais de mots.

Quels sont les tiens ?
En illustration, un brouillon du roman « Les Misérables » 
🙂

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