Le dilemme d’Achille : la gloire ou la sérénité ?

Parfois, nous sommes soumis de résoudre le dilemme d’Achille. Ce dilemme se résume à une alternative simple :

La gloire ou la sérénité ? Que choisis-tu ?

Déjà, je te le dis direct : impossible d’avoir les deux !

Tu ne peux pas avoir la sérénité ET la gloire. Tu dois choisir avec l’idée qu’en prenant l’un, tu renonces à l’autre.

Alors ? Que choisis-tu ?

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Ça y est ? T’as fait ton choix ? C’est ton dernier mot ?

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D’accord ! Maintenant, un peu de contexte.

J’ai redécouvert « Le dilemme d’Achille » en lisant récemment un billet du blog « Press Enter » de Camille Gillet.

Pourtant, ce dilemme, je le connais depuis quelques années maintenant. Notamment par l’entremise des vidéos d’Oussama Ammar sur l’entrepreneuriat. Même, du temps où je fus à l’École du Recrutement, cette question fut sérieusement débattue au sein de l’équipe :

« Que voulons nous ? Voulons-nous la gloire ? ou voulons-nous la sérénité ? »

Je laisse la discrétion de la réponse à l’équipe encore en place 🙂

En attendant, te concernant, tu dois t’exaspérer d’une interrogation :

« Concrètement, ça veut dire quoi ? »

J’y viens.

D’abord, invoquons Achille, le héros grec de l’Iliade. Enfin, la version cinématographique de lui. Tu sais, celui incarné par Brad Pitt dans « Troie » un film de 2004. Oui, c’était la mode des péplums à cette période.

Bref.

Zoomons sur le point culminant de cette intrigue. Le moment où Achille hésite à partir à la fameuse Guerre de Troie. Il décide de prendre conseil auprès de sa mère Thétis.

Cette dernière lui réplique :

« Si tu restes à Larissa, tu vivras en paix. Tu trouveras une femme merveilleuse, qui aura des fils et des filles et qui auront à leur tour des enfants. Ils t’aimeront tous beaucoup. Après ta mort, ils se souviendront de toi. Et quand tes enfants seront morts, et leurs enfants après eux… On aura oublié ton nom.

Thétis incarnée par Julie Christie du film Troie.

Si tu te rends à Troie, tu connaîtras la gloire, on écrira l’histoire de tes exploits pour les milliers d’années à venir, le monde n’oubliera jamais ton nom. Mais si tu te rends à Troie, tu ne reviendras jamais. La gloire n’a d’autre prix que celui de marcher au côtés de ta mort. Et jamais je ne te reverrai …»

Ah, ces mamans de l’antiquité grecque, elles savent te couper l’appétit du goûter.

Bref. Encore.

Tu vois à présent l’idée de ce dilemme ? Choisis-tu la gloire ou la sérénité ?

Ou, dans une autre formulation :

« Choisis-tu d’être sur le terrain ou bien, d’être supporter ? »

Sur le terrain, tu seras exposé aux blessures et aux critiques, tu seras sans cesse remis en question, tu ne connaîtras pas de répit … En échange, tu pourras avoir un impact dans la vie des gens, tu vivras chaque moment intensément avec l’occasion de laisser ton nom à la postérité.

En tant que supporter, tu vivras les moments historiques par procuration, ton nom ne restera nulle part MAIS, tu ne mettras pas en jeu ton intégrité physique ou psychologique et tu auras du temps pour toi et les tiens. Tu t’appartiendras encore.

Pas facile de choisir, n’est-ce pas ?

Dans ce dilemme, aucun des choix n’est meilleur que l’autre. Ils se valent complètement. Les deux sont des échelles pour le bonheur. Donc, il n’y a ni bonne ni mauvaise réponse, il y aura seulement la réponse que tu vas assumer et ce, complètement. Sans décalage entre parole et acte.

L’idée est de ne pas te la jouer Laura Ingalls quand tu veux être le catcheur The Rock et, vice-versa.

Après t’avoir nouer le cerveau avec cette question. Laisse-moi y apporter tout de même une nuance :

« Tu peux changer d’avis »

Ton choix n’est enregistré nulle part. Il n’est pas définitif.

Tu peux choisir la gloire à 25 ans avant de vouloir la sérénité à 30 ans ou vice-versa. Tu changes quand tu veux.

Tu te sens davantage « Gloire » aujourd’hui ? Il y a trois ans, t’étais plus « Serein » ? C’est normal. Nous changeons d’avis au grès de nos humeurs.

Par contre, ne t’arnaque pas. Bien que ton choix n’est pas définitif, ne reste pas indéfini. N’essaie pas de jouer sur les deux tableaux. Ce serait comme regarder à gauche et à droite en même temps. Tu y perdrais la tête.

Alors ? Et maintenant ? Gloire ou sérénité ?

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